Politique & social

Les communautés d’agglomérations de Thionville et du Val de Fensch en route vers une fusion

Les Présidents des communautés d’agglomération de Thionville Portes de France et du Val de Fensch ont lancé le samedi 11 décembre 2021 à Nilvange, le début d’un processus qui devrait en toute logique aboutir à leur fusion début 2026.

Objectifs de l’opération : plus d’efficacité, de visibilité, d’attractivité, de meilleures coordination et capacités face aux projets et infrastructures d’un territoire partagé… le nouvel ensemble, qui ne porte pas encore de nom (mais on y retrouvera assurément Thionville et Fensch), rassemblera 23 communes et 150.000 habitants.

La carte des communautés d’agglomération de Thionville Portes de France et du Val de Fensch dans le Nord de la Moselle

Une évidence et des avantages pour des enjeux partagés

A la fois souriants et solennels, les deux présidents d’agglo que sont Pierre CUNY pour Thionville Portes de France et Michel LIEBGOTT pour Val de Fensch ont décidé de prendre leurs responsabilités dans une démarche qui n’était pas encore imaginable deux mandats en arrière, mais dont l’idée avait été énoncée plusieurs années auparavant, et serait soutenue notamment par les milieux économiques.

En multipliant les arguments de bon sens et en démontrant la complémentarité des deux territoires voisins du Nord de la Moselle, les deux élus on souhaité mettre en lumière l’évidence de la démarche qu’ils entament, et qui bénéficiera aux citoyens du territoire bien au-delà des mandats politiques en cours, face à des enjeux partagés.

Peser bien plus lourd à l’échelle des collectivités territoriales de la région Grand Est, et renforcer par cette fusion les atouts d’un territoire à la position stratégique vis-à-vis du Grand Duché de Luxembourg, la fusion ouvrira de nouveaux champs des possibles aux élus qui se succéderont à la barre de la nouvelle collectivité dans les décennies à venir, Pierre CUNY explique à notre micro l’origine et le sens de la démarche :

Une efficacité et une agilité renforcées, peu d’obstacles sur le chemin

Les deux communautés d’agglomération partagent en réalité déjà beaucoup de choses au sein de divers organismes, syndicats ou structures. Dans cette situation, chacun y défend ses propres intérêts, qui ne sont pas toujours divergents, mais dont la dualité diminue l’efficacité des processus, la rapidité des décisions, et le tempo des réalisations.

Mobilités, développement économique, enseignement supérieur, habitat, foncier, santé, développement durable… les sujets qui se verront traités plus globalement à l’échelle de la future communauté d’agglomération fusionnée sont nombreux, et la coordination des réponses apportées par la nouvelle collectivité devrait permettre de les envisager à l’échelle d’un bassin de vie et d’une conurbation déjà existants bien plus cohérent, à une échelle adaptée.

Globalement, peu d’obstacles réellement infranchissables semblent se dresser sur le chemin de cette fusion. Il reste des maires et des élus à convaincre, notamment pour leur prouver que les intérêts de leurs communes et habitants seront préservés dans le nouvel ensemble.

Sur 23 communes, tous les maires ne seront pas d’accord, c’est une certitude. Différences idéologiques, postures politiques, peur de la dilution ou encore peur de perdre de leur pouvoir… les motifs de rejet ou de refus peuvent varier. Michel LIEBGOTT détaille les avantages et l’agenda de la fusion à notre micro :

Un agenda qui aboutit aux prochaines élections municipales

L‘agenda du processus de fusion s’étale sur 4 ans, et ne modifiera pas le périmètre des mandats en cours afin de respecter les engagements pris dans chaque commune lors des dernières élections.

Tout d’abord, début 2022, le projet sera présenté officiellement aux élus et aux maires au sein des conseils communautaires de chaque communauté d’agglomération. L’approbation doit alors rassembler au moins 2/3 des communes représentant au minimum 50% de la population pour que la démarche se poursuive. Un volume qui ne devrait pas représenter de difficultés, et un statut de communauté d’agglomération qui restera inchangé, ce qui facilitera grandement le processus.

Puis en 2023 viendra le temps des groupes de travail thématiques intercommunautaires, un par mission, afin de travailler entre services et élus des deux communautés d’agglo aux rapprochements juridiques, techniques, fiscaux, mais aussi à la gestion des ressources humaines et des moyens. L’ensemble sera présenté au Préfet, seul habilité à approuver le périmètre de la future communauté d’agglomération, qui délivrera un accord assorti ou non de réserves ou d’observations.

Cette phase franchie, les deux dernières années seront consacrée au rapprochement proprement dit, afin d’aboutir en janvier 2026, année d’élections municipales, à l’installation de la nouvelle collectivité issue de la fusion de Thionville Portes de France et du Val de Fensch. Un processus qui ne pourra plus être inversé.

Les futurs élus sortis du scrutin de 2026 seront les héritiers de cette nouvelle organisation territoriale et de ce nouvel ensemble. Ils sera alors de leur responsabilité de le mettre en marche pour les missions quotidiennes déjà assurées auparavant, mais aussi d’exploiter les nouvelles capacités issues de la fusion, et désormais à la disposition de la nouvelle communauté d’agglomération.

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